J'ai essayé de l'anesthésier (mon coeur).
C'est décidé, il doit cesser d'être le roi, faisant de moi son escalve à chacun de ses soupirs. Ainsi, comment l'empecher de me nuire? En l'arrachant tout d'abord de son trône, pour l'égoutter au dessus de l'évier.
Citron rouge que je compresse, encore et encore, pour le vider de ses maux, de ses vices, de ses lrmes. Il était tellement empli de ce sang impur qui souille en vain mes veines, ca ne lui aura pas fait de mal, à mon cher coeur qui me glacait les mains, d'être ainsi pressé. Certes je vais devoir laver l'évier, le voici qui rouille et se consume, mon coeur est-il acide? Un poison fatal? Une douche mortelle? Que sais-je encore...Petit coeur entre mes mains, qui bat encore, loin de son trône, que vais je faire sans toi? Si je ne te replace pas très vite, je vais me vider de mon sang, je n'ai guère le choix.
Pour toi comme pour moi. Qu'est-ce que tu préfère? Tu ne réponds pas...Lui souffle dessus, coeur en lambeaux, pour faire fondre la glace , les cristaux s'envolent, flocons de sang, neige vermeille, onde glacée...Il se cisaille avec la glace qu'il se créée pour se protéger...Pourquoi tant de haine...Est-ce vraiment utile de t'anesthésier? Tu n'a pas besoin de mon aide, regarde comme tu es froid. Tu me glace le corps, je deviens comme toi. Va jusqu'a te graver sur mon visage...
Pourtant tu me fais si mal...Méchant...aspire mon âme...Te poignarde...Pourquoi tu fais ca? Je sais, il faut que je me dépêche, je vais chercher du fil, joli coeur.
Du fil noir, comme toi. Pour te recoudre sur ton trône, pour que tu continue de me meurtrir, en te poignardant un peu chaque jour, créant des failles béantes, pourquoi ? Pour que je m'interesse un peu à toi? Pour ne pas que je cherche à t'ignorer, sourde face à tes hurlements, silencieuse face à tes cris? Mais comment ne pas t'ignorer? Tu ne cesse de me tourmenter...Me narguer...Si je m'écoutais, je ne te racommoderais pas à ma chair pleurant ses dernièers larmes.
Si je laisserai mourir au soleil. Mai chair se décomposerait à tes cotés. Et nous mourrions ensanglantés. Mais on ne sais jamais, peut être es-tu guérit? Anesthésié? Peut être vas-tu arrêter de mordre mes pensées? Une aiguille et du fil noir, laisse moi te recoudre à mes plaies, éternelles blessures dont tu es l'auteur indigne.
Je n'avais plus de fil