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Redonnez moi la pureté d'autrefois. Mon sang d'avant, mes organes moins embrumés. Quand aucun poison ne pouvait encore pénétrer dedans.
Rendez-moi la pureté d'un corps sali qui pourrit. L'innocence, et les sentiments d'avant. J'y ai perdu mon âme, dans un fracas d'os.
Le sang empoisonné a coulé à travers toutes mes veines, et mes organes qui pourrissent. La gangrène d'un corps abusé. Si j'avais su que c'était ça. Juste ça, et tout à la fois.
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La décadence, d'un peu de sueur, de sperme et de souffle entre-mêlés. Mal au corps, mal au coeur, mal à l'intérieur. Tu sais ça brule en douceur, comme de l'acide. Un parfum de dégout, une image qui répugne. Saigne la vierge, saigne la chienne. Je vous salue Marie, pleine de Crasse. Un corps qui ne nous appartient plus.
N'avale plus jamais. Tant de dégout. Car tu savais bien pourtant, que tout ce qui pénètre en nous, nous fait devenir ce que l'on ne veut pas être. Nourriture, abomination. Elle souille autant ta carcasse que ton image. Bois encore, que tout ressorte. Redeviens celle, que rien n'aura touchée. "L'adolescence, c'est le moment où l'enfant devient malheureux" peut-être ?
Répugne toi de ce que tu es devenue. Tu t'es trahie seule, mais on t'a aidée. Crache ta peur, et vomis tes organes. Tout du dedans, ressors tout. Car après tout de toi ne restera que tes os de purs. Mange ta chair, libère toi de cette enveloppe, ce que tu es devenue. On t'a rendue telle, redeviens celle. Evanouis toi sous la lune, qu'elle lave tes rêves de tout ce qu'ils pourront te rappeler